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    Etats-Unis : L'innovation dans le système de santé : 'se concentrer sur la valeur de la prestation'
    Poster le Lundi 07 mars 2011 @ 01:20:13 par jean-baptiste.admin

    Plus de 500 personnes ont bravé les intempéries neigeuses pour assister à ce symposium sur l'innovation dans le système de santé qui avait lieu au MIT le 01 février. Le sujet est à la mode : il se tient aux Etats-Unis des manifestations de ce type sur une base quotidienne. Mais, on s'en doute, pour attirer un tel chaland alors que Boston était paralysé par une tempête de neige, il fallait que ce fût une conférence exceptionnelle. En fait, cet afflux, nous le devons à la tête d'affiche de la réunion, le professeur Michaël Porter [1], qui se montre désormais très avare de ses apparitions publiques aux Etats-Unis.


    Date de publication : 1 mars 2011

    Source : Bulletins-electroniques




    L'objectif du symposium était de rassembler un ensemble d'experts multidisciplinaires de haut niveau pour discuter des moyens de stimuler l'innovation dans les services de santé, grâce à l'amélioration des données liées aux patients et à une plus grande efficacité des processus à l'intérieur du système de santé.

    Pourquoi cet intérêt pour les services de santé ?

    Les services de santé constituent l'un des plus grands défis sociétaux et économiques du 21ème siècle. Les dépenses de santé représentent 23.000 milliards de dollars en 2008, soit 16,2% du PIB des Etats-Unis. Les grands défis auxquels fait face le pays sont ceux de l'accès, de la qualité et du coût des soins. Aux Etats-Unis, le thème concerne bien entendu les autorités fédérales et les états fédérés mais aussi les grandes sociétés pharmaceutiques.

    Ces grandes compagnies se rendent bien compte qu'elles seront amenées à prendre en considération l'impact des discussions parlementaires qui ont entouré la nouvelle loi sur le système de santé. Dans la pratique, c'est toute la chaîne de valeur de l'innovation pharmaceutique qui est concernée :
    - Les agences réglementaires (FDA, etc.) qui deviennent de plus en plus pointilleuses quant à la sûreté des médicaments,
    - Les professionnels de santé (médecins, cliniciens, infirmiers, etc.) qui doivent s'adapter aux nouveaux produits, appareillages, etc.,
    - Les payeurs (les mutuelles, assureurs, etc.) qui définissent le seuil de couverture et qui remboursent les médicaments mais pas à n'importe quel prix et pas sans la certitude de l'efficacité du médicament utilisé (essais cliniques comparatifs),
    - Le patient lui-même qui peut subir des effets secondaires, être réticents aux nouvelles médications ou qui doit éviter les interactions médicamenteuses.

    Le problème pour les grands groupes pharmaceutiques est qu'ils font face à une drastique diminution du ratio entre le nombre de nouvelles molécules et les dépenses en R&D : en 1996, environ 52 nouvelles molécules pour une dépense totale de R&D de 17 milliards de dollars contre 20 nouvelles molécules pour 50 milliards de dollars en 2008. Par ailleurs, la médecine doit désormais intégrer la notion de médecine personnalisée [2] qui permettrait le traitement personnalisé du patient par des tests génétiques (prévention) et le suivi de l'historique du patient (meilleur diagnostic, administration d'un traitement plus adapté, etc.).

    Dans ces domaines, l'Etat du Massachusetts est connu pour sa meilleure prise en charge des services de santé et pour le grand nombre d'hôpitaux de renom tels que le MGH, le Dana Farber, le Children Hospital, etc. Mais, le débat sur la mise en place de la réforme du système de santé de l'Administration Obama ("Patient Protection and Affordable Care Act" ou PPACA) n'est pas terminé. En effet, la loi qui a été votée et entérinée en mars 2010 est mise à mal : 26 états ont engagé des procédures pour remettre en cause cette loi. Récemment, un juge fédéral de Floride a déclaré l'intégralité de la loi PPACA comme inconstitutionnelle sur la base que le Gouvernement ne pouvait imposer au citoyen l'obligation de souscrire à une couverture médicale sous condition de recevoir des sanctions financières.

    Le texte de loi, comme l'a précisé M. Porter, dans son intervention dont on lira le résumé ci-dessous, se focalise sur la couverture universelle et les polices d'assurance ainsi que sur l'accès aux soins alors qu'il ne s'agit que d'un aspect du système de soins. La Loi est donc insuffisante.

    Que peut-on retenir de ce symposium ?

    La première des trois table-ronde, et la plus importante, portait sur la valeur des prestations de santé ("Value-Based health care delivery"). Sans surprise, elle était modérée par Michael Porter, expert mondial de la question de la chaîne de valeur. Le fil conducteur de la table-ronde a été, d'une part, d'identifier le cadre de la prestation et d'autre part de montrer les transformations à apporter aux prestations de services pour finalement s'attarder sur deux nouvelles approches des services de santé.

    Comme l'affirme M. Porter, la couverture universelle que prône la réforme du système de santé et l'accès aux soins sont essentiels mais ne sont pas suffisants. Une des questions primordiales dans les services de santé est la valeur de la prestation des services de santé. Selon lui, la véritable mesure de l'efficacité des services de santé est l'amélioration de la "qualité" ("value" [3]). Il a défini la "qualité" comme étant le résultat du traitement rapporté à chaque dollar dépensé.

    Pour lui le défi actuel porte sur la prestation au patient. Le but n'était pas les "coûts" mais la valeur de la prestation. Dit autrement, M. Porter, en bon économiste, distingue les coûts financiers souvent mis en avant par les acteurs du système de santé des coûts/avantages économiques qui incluent des notions différentes : bien être de la population, espérance de vie, etc. Pour lui, un excellent service de santé n'est donc pas forcément celui qui est le plus cher mais plutôt celui qui apporte une contribution à la prévention active, à la détection précoce de la maladie, la réalisation d'un bon diagnostic, etc.. De plus, selon lui, les assurances/mutuelles privées ou gouvernementale devraient proposer des bonifications afin d'inciter à la fourniture de meilleures prestations de soins.

    Il propose ainsi six transformations fondamentales aux services de santé :

    1/ La réorganisation du service de santé autour des IPUs ("Integrated Pratice Units") qui se concentre sur le problème du patients. Il prend l'exemple d'un centre de gestion de la migraine en Allemagne de l'ouest. L'organisation est centrée sur le travail en équipe des différents praticiens (neurologistes, radiologues, etc.) et non pas sur des interventions individuelles et fragmentées comme c'est le cas dans la plupart des services de santé aux Etats-Unis,

    2/ La mesure de la prestation de santé (coûts, nombre de patients traités, etc.),

    3/ L'application de prix d'ensemble pour les cycles de soins,

    4/ L'intégration de chaque type prestation de soin dans des installations séparées. Dans ce cadre, les établissements seraient amenés à se spécialiser en choisissant un champ d'application spécifique et approprié leurs installations,

    5/ Le partage des bonnes pratiques en prenant l'exemple des IPUs d'excellence à travers le monde. Il prend l'exemple de la clinique de Cleveland dans le domaine de la chirurgie cardiaque. Il incite ainsi les autres hôpitaux et professionnels de santé à se rapprocher des pratiques des meilleurs établissements et experts.

    6/ La mise en place de plateformes informatiques performantes (intégration des technologies de l'information).

    En résumé, il s'agit, pour M. Porter, de mettre l'accent sur la qualité (value) des soins fournis aux patients. Si chaque "fournisseur de soins" de santé se focalise sur un domaine spécifique en se concentrant sur la qualité du service fourni, des économies d'échelle peuvent naître, ce qui réduirait les coûts. Si les coûts de chaque soin spécifique sont réduits et que la qualité de ces soins augmente (à travers la spécialisation), les coûts des soins de santé dans leur ensemble diminueront.

    En invitant les présidents de deux grandes institutions de santé, Michael Porter a voulu mettre en avant la bonne mise en pratique de changement au sein d'un service de santé. Le docteur Elisabeth G. Nabel du Brigham and Woman's/ Faulkner Hospital à Boston a ainsi présenté les objectifs de son institution qui cherche à se focaliser sur le besoin du patient en proposant par exemple des cours de "santé", des soins primaires et des soins secondaires, etc. Le docteur John Mendelson du centre du cancer MD Anderson à Houston (Texas), quant à lui, a présenté les améliorations récemment introduites au sein de son institution :
    - organisation des départements en fonction de la spécialisation (cancer du sein, cancer du poumon, etc.)
    - instauration d'un dialogue entre les spécialistes (chirurgiens, médecins, radiologue)
    - promotion de la recherche (programme de recherche infirmier, etc.) : plus de 20 molécules ont été développés au centre MD Anderson
    - partage de bonnes pratiques avec des centres hospitaliers étrangers (Turquie, en Espagne, etc.).
    - fourniture directe de nouvelles molécules et de nouveau test au patient.
    - création d'un outil de communication "MyMDanderson" entre le médecin et son patient
    - bonification des praticiens qui réalisent le suivi des patients sur la base de données. Cela a ainsi permis l'élaboration de mesures utiles à l'amélioration du traitement comme l'a prôné M. Porter.

    Comme l'ont dit les différents intervenants, la tâche n'est certes pas simple surtout pour des institutions qui ont des habitudes bien ancrées, à l'instar de l'Hôpital Brigham affilié à l'université de Harvard. Un maître mot s'est imposé lors de ce symposium : la mise en place une stratégie holistique du service de santé permettant d'améliorer la "valeur" des prestations de santé.

    Mais le jeu en faut la chandelle selon les orateurs : plus on augmente la "valeur", mieux la société est servie !

    --

    [1] Michael Eugene Porter est le professeur Bishop William Lawrence à l'école de commerce de Harvard. Il est une sommité en matière de stratégie de l'entreprise et la compétitivité des nations et des régions (il a décrit la notion de pôle de compétence). Les travaux de Michael Porter sont reconnus dans de nombreux gouvernements, les entreprises et les milieux universitaires dans le monde. Il a à son actif 18 livres et de nombreuses publications.

    [2] Voir la rubrique "Pour en savoir plus" en bas de page.

    [3] En anglais, la notion de "valeur" a plusieurs sens. "Value" n'est pas seulement économique (coûts économiques), il inclut aussi l'idée "qu'on en a pour son argent". Ex. "good value for money".

    Date de publication : 1 mars 2011

    Source : Bulletins-electroniques





    Sujet de télésanté :

    Innovations technologiques

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